Il y’ a peu de livres qui par leur thématique et leur style, se démarquent tout de suite du grand ensemble d’ouvrages. Celui-ci en fait manifestement parti. Écrit en Français et en Anglais, le texte fait le constat d’une difficulté bien plus rude encore que la fracture numérique tant déplorée, la fracture scientifique.

Il est assez légitime de lutter contre l’analphabétisme et la pauvreté, mais il est tout aussi urgent, sinon plus important, de réduire le déficit scientifique. Ce qui appelle un certain nombre de coupures : « rupture avec les modes de comportement et de pensées traditionnels, rupture avec le rejet de la science comme la chose du blanc, rupture aussi avec le mimétisme consumériste, rupture enfin avec la marchandisation du savoir ».

Ilest question pour l’Afrique d’attaquer le flou artistique, les vieux réflexes en opérant un travail critique sur elle-même – Ainsi : « la culture n’est pas un absolu, mais un mouvement qui permet à l’homme de répondre aux sollicitations et aux défis de la vie ». La fracture scientifique est aussi consubstantielle à la question de développement. Et une épistémologie métissée est convoquée pour construire un mieux vivre universel. Force est alors de rendre prolifique la coopération scientifique nationale et internationale pour conjurer l’Apartheid scientifique. Et faire en sorte que demain la science remplace l’économie dans la construction d’un mieux vivre communautaire osmotique et prodigieux. Bien qu’il nous paraisse quelque peu irréaliste à l’état actuel des choses que la coopération scientifique aille de soi, les problèmes que posent Bonaventure MVE – ONDO nous semblent d’une acuité et d’une perspicacité certaines. Un livre surprenant et qui a le mérite de s’ouvrir à des perspectives futuristes. Et que nous vous recommandons tout particulièrement.

 

Note de lecture proposée par Jean Bosco BELL

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