Prends-moi Corona,

Je préfère encore

Que ce soit toi qui me prennes

Avant les policiers

Qu’on enverra bientôt

Pour me « cueillir »

A cause de me dettes si grosses,

Contractées juste avant toi,

Pour lancer mon « dancing».

Ils s’en vont lentement

Déçus

Sans bonheur.

Ils s’en vont à tout jamais

Flétris, meurtris.

Ils s’en vont dégoutés,

Etrangers dans leur pays,

Victimes de leurs semblables.

Ils s’en vont

Sans paternelle tendresse

Sans layette

Sans bains matinaux

Sans les honneurs du « voir-bébé ».

Ils s’en vont la rage au cœur

Avec une légitime rancœur

Avec en mémoire l’indifférence coupable

Des servants d’hypocrate.

Ils s’en vont, à peine arrivés

Séjour tristement achevé

En ce monde immonde.

Ils s’en vont, avec elle

Mère éventrée, ensanglantée

Sous les yeux hypocrites

Des servants d’hypocrate.

Adieu !  Innocentes vies.

Adieu ! Ô femme ! Ô mère !

Morte en donnant la vie.

 

Ils s’en vont funestement

Et peut-être là-bas,

Trouveront-ils des hommes.

 

Oui, ils s’en vont, tous les trois,

Sous nos yeux avides de malheur.

Le peuple est mort !

Vive la République !

 

Houack Albin Nelson Georges

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