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Secrétariat général des Nations unies : un fauteuil, quatre prétendant

La course à la succession du Portugais António Guterres est officiellement lancée. Alors que son second mandat expire le 31 décembre prochain, quatre figures aux parcours denses briguent le poste de 10ème Secrétaire général de l’institution. Sur la ligne de départ : Rafael Grossi (Directeur de l’AIEA), Michelle Bachelet (ex-présidente du Chili), Rebeca Grynspan (Secrétaire générale de la CNUCED) et Macky Sall (ex-président du Sénégal).

Si chacun possède l’envergure nécessaire, l’élection au Palais de Verre dépend traditionnellement plus des équilibres géopolitiques que des programmes individuels. À ce jeu, la candidature de Macky Sall semble partir avec un handicap. Faute de soutien officiel de son propre pays — en raison de relations acrimonieuses avec les actuels dirigeants sénégalais et des polémiques sur la dette publique — son dossier est porté par le Burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine.

L’horizon africain est d’autant plus incertain qu’une candidature concurrente, jugée plus consensuelle, pourrait émerger : celle de l’anglo-nigériane Amina Jane Mohammed, actuelle vice-présidente de l’ONU. De plus, un principe de rotation tacite, bien que non contraignant, suggère que le tour revient cette fois à l’Amérique latine.

Grossi, Bachelet ou Grynspan : qui tirera son épingle du jeu ?

Rafael Grossi bénéficie d’une image favorable en Occident. Toutefois, son passage à l’AIEA, jugé parfois partial, pourrait lui valoir un veto au Conseil de Sécurité. En outre, son statut d’homme ne plaide pas en sa faveur à l’heure où un courant puissant plaide pour la nomination historique d’une femme à la tête de l’organisation.

Dans cette optique, Michelle Bachelet et Rebeca Grynspan semblent cocher toutes les cases : expérience de haut niveau, origine latino-américaine et profil féminin. Néanmoins, l’issue finale restera suspendue aux arrangements secrets entre les grandes puissances. Comme souvent à l’ONU, l’accession au fauteuil suprême sera le fruit d’un compromis politique subtil plutôt que la simple validation d’un parcours d’excellence.

Vijilin NGUELIFACK

Vijilin NGUELIFACK

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