Les rumeurs sont désormais confirmées : la 23ème édition de la Coupe du Monde de la FIFA, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 sur le continent nord-américain, se déroulera sans la République islamique d’Iran.
Dans un contexte de conflit ouvert avec les États-Unis, l’un des pays hôtes, Téhéran a officialisé son retrait. Lors d’un point de presse ce mercredi 11 mars, le ministre des Sports, Ahmad Donyamali, a justifié cette décision radicale. Pour un pays ayant subi deux agressions en neuf mois, l’heure n’est pas à la fête avec le « Grand Satan » ni avec l’« entité sioniste ».
Ce retrait laisse un vide dans la poule G, où l’Iran devait affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande. La FIFA doit désormais désigner une sélection repêchée. Leader actuel du groupe A des qualifications asiatiques, l’Iran laisse ainsi une opportunité inattendue à ses poursuivants : l’Ouzbékistan, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Kirghizistan voient leurs chances de qualification directe totalement redistribuées.
Au-delà de l’aspect sportif, cette décision constitue un camouflet pour la FIFA. L’institution faîtière est de plus en plus critiquée pour ses incohérences diplomatiques. Ses détracteurs pointent du doigt la célérité avec laquelle la Russie fut suspendue après l’offensive en Ukraine, contrastant avec l’absence de sanctions contre Israël pour ses actions à Gaza, ou contre les États-Unis après leurs interventions au Venezuela et en Iran. Ce sentiment de « double standard », suggérant un alignement systématique sur les positions occidentales, entache durablement la crédibilité de l’instance internationale.





Vijilin NGUELIFACK
