Les aéronefs se bousculent sur le tarmac bitumineux de l’aéroport international de Johannesburg, avec à leur bord, les dirigeants politiques des vingt premières puissances économiques mondiales qui, du au 22 au 23 novembre, accorderont leurs violons sur les préoccupations économiques internationales, quoique plombées par la guerre commerciale sino-américaine.
Comme on pouvait s’y attendre, les États-Unis dont le président affiche un mépris public pour le multilatéralisme et du fait des bisbilles diplomatiques qu’il entretient avec Pretoria, avec en fond de tableau, le traitement réservé aux Afrikaners, derniers descendants blancs du pays, a préféré boycotter la cérémonie sans même daigner y envoyer un représentant.
« Tant pis pour eux », a rétorqué le président Sud-africain, Cyril Ramaphosa qui tient à poursuivre sereinement son sommet.



Pour la première rencontre du G20 en terre africaine, le pays hôte, conformément aux traditions du forum qui doit en fixer l’ordre du jour des travaux, a placé sa présidence sur le tryptipe « solidarité, égalité et durabilité ». Cette philosophie est sous-tendue par la plaidoirie en faveur de l’allégement de la dette des pays en développement, au financement de l’adaptation au changement climatique et à la lutte contre les inégalités économiques. Un terme qui est bien loin de convenir à tous les États membres.
Les préoccupations africaines au cœur du sommet
Cette problématique épouse les préoccupations du continent africain dont une partie importante des budgets est habituellement dédiée au financement du fonds de la dette. Les débats s’annoncent donc houleux et l’hypothèse de déboucher sur un compromis est d’autant plus incertaine que le prochain sommet se tiendra en décembre 2026 sous la présidence des États-Unis. C’est dire in fine que les préoccupations des pays en voie de développement risqueraient bien d’êtres balayées d’un revers de la main.
Créé en 1999, le G20 est un forum diplomatique qui a pour but de rapprocher les principales puissances économiques mondiales afin de faciliter la prise des décisions et une meilleure régulation du système international.





Vijilin NGUELIFACK
