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Clap de fin pour Elon Musk au DOGE : une sortie millimétrée, un empire à sauver

Ce 26 mai 2025, Elon Musk a officiellement quitté le DOGE – le controversé Département pour l’Efficacité Gouvernementale créé par Donald Trump à son retour au pouvoir. Présenté en janvier comme le « ministre de l’IA » autoproclamé, le patron de Tesla et SpaceX quitte la sphère politique à quelques heures d’une date butoir critique : le 28 mai, délai au-delà duquel il aurait été légalement tenu de publier ses finances et de répondre au Congrès.

Derrière l’argument officiel – se recentrer sur X, xAI, Tesla et le lancement de Starship – se cache une réalité bien plus trouble. En quelques mois, la promesse de transformer l’administration fédérale à coups de méthodes startup s’est effondrée. Annoncée à grand renfort de slogans, la réduction des dépenses publiques à hauteur de 2 000 milliards de dollars s’est heurtée à la complexité du système fédéral. À peine 160 milliards ont été identifiés, souvent au prix de tensions internes et de décisions impopulaires.

Le timing de cette démission ne doit rien au hasard. Samedi 24 mai, une panne massive paralyse X, son réseau social. Deux jours plus tard, Musk annonce son retrait. Tesla, de son côté, accumule les mauvais chiffres. Selon le Wall Street Journal, son conseil d’administration chercherait discrètement à lui trouver un successeur. Pendant ce temps, la dernière tentative de Starship s’est soldée par une nouvelle explosion.

« Retour au travail 24/7, à dormir dans les usines », a-t-il posté sur X, mimant le retour au Musk version 2018. Mais la pression des investisseurs, les ratés technologiques et la mauvaise image politique ont laissé des traces.

Pour Trump, c’est une perte de poids lourd. Pour Musk, une fuite élégante. Le DOGE, conçu comme un laboratoire de la “performance publique à la Silicon Valley”, se retrouve sans pilote, et l’avenir d’une gouvernance technocratique semble s’éloigner.

Quant à Musk, il retourne à ses fondamentaux : courir après les fusées, les chiffres… et son influence déclinante.

Arsène BAMBI KONDO

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