Qui se souvient encore de la rocambolesque élection Présidentielle qui a vu Lionel Jospin alors Premier Ministre de Jacques Chirac passer crânement à côté de son objectif ? L’affaire était pourtant si bien embarquée, avec une belle campagne. C’est ce type d’arrière-gout inachevé que nous a laissé le passage du défilé des femmes de l’Université de Douala du 08 mars 2022.

Avant toute chose, il y’a lieu de saluer le passage rythmé et coloré des femmes qui ont répondu présentes. D’abord les étudiantes dont le corps des majorettes a laissé se pavaner charme et chorégraphie dont l’Université de Douala seule sait en avoir les secrets. Toutes ces femmes ont su magnifier et hisser très haut le flambeau de l’Université de Douala. Si on a pu se réjouir de cette belle parade, il convient de reconnaitre qu’il y’a comme une once d’insatisfaction, car l’Université de Douala peut largement faire mieux.
Quelqu’un se souvient-il encore de Jospin, déjà mal embarqué au soir du 21 avril 2002 lorsque le tout puissant Parti Socialiste assiste impuissant au passage pour le second tour à l’élection française du président de la république de Jean Marie Lepen et jacques Chirac à la surprise générale ? Il y’a lieu de rappeler que les électeurs du PS ô combien nombreux en France en ce temps-là, étaient si surs de leur victoire qu’un grand nombre d’entre eux étaient allé pratiquer de la pèche, du tourisme ou simplement de l’évasion le jour même de l’élection. Isolément ils avaient pris une décision qui devait être collectivement lourde de conséquences.

Interrogées par camervibesmagazine.com et quelques médias du GEPLS (Groupement des Editeurs de Presses en Lignes et Services du Cameroun), quelques femmes absentes au défilé prétendent avoir cru qu’il y aurait tant de compères présentes que leur propre présence ne serait pas nécessaire. Un mauvais calcul. Certaines reconnaissent qu’avec les affres du Covid 19 qui ont décimé les précédents défilés, elles se sont en quelques sortes déshabituées. En se retrouvant plutôt en attente au lieu des festivités, elles ont sans le vouloir atténué la teneur promise de la participation au défilé. Ce qui au fond n’a rien enlevé de gracieux, d’affable et d’aimable tant au défilé en lui-même qu’à l’ensemble de la semaine dense en innovations et en enrichissement diverses.
Jean Bosco Bell
