La Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) vient de franchir un cap historique. L’agence de notation internationale Moody’s lui a attribué ce 21 novembre, sa toute première notation financière en devises étrangères : Ba3, assortie d’une perspective stable. Cette note inaugurale, bien que classée dans la catégorie « spéculative », se situe dans la tranche supérieure et confère à la BDEAC l’un des meilleurs profils de crédit de toute la zone CEMAC.
Cette reconnaissance est la preuve éclatante de la solidité croissante du profil institutionnel de la Banque et de la réussite de sa feuille de route stratégique 2023-2027, « Azobé ».
L’ancrage de la confiance et l’ouverture des marchés


L’analyse de Moody’s met en lumière plusieurs facteurs fondamentaux :
- Un rôle de premier plan : La BDEAC est un acteur clé dans le financement des projets structurants de la CEMAC.
- Un soutien actionnarial fort : Illustré par la récente et réussie augmentation de capital de 2023, témoignant de la confiance renouvelée des États membres et partenaires.
- Une gouvernance en pleine transformation : Des réformes ambitieuses visant à aligner la gestion des risques et les pratiques opérationnelles sur les meilleurs standards internationaux.
La note Ba3 est un sésame. Elle est indispensable pour la BDEAC qui cherche à diversifier ses sources de financement pour concrétiser son Plan « Azobé », évalué à 1 700 milliards FCFA. Jusqu’ici limitée au marché financier régional, cette notation ouvre désormais les portes des marchés de capitaux internationaux.
Un accélérateur pour le développement durable
Réagissant à cette nouvelle, le Président de la BDEAC, M. Dieudonné EVOU MEKOU, a souligné que cette notation est « une reconnaissance du travail de transformation et de modernisation profond que nous avons engagé ». Il a ajouté que cette étape cruciale permettra de « mobiliser des ressources à des conditions beaucoup plus favorables ».
En se hissant au niveau des standards internationaux, la BDEAC s’affirme comme un pôle de stabilité financière et un point d’ancrage pour la confiance des investisseurs dans la région. Cela se traduira, in fine, par un appui intensifié et plus compétitif aux États et aux opérateurs économiques, accélérant ainsi le développement durable de l’Afrique Centrale.

Emilienne BOMBA
