Sommet TRUMP-XI-JINPING : Je t’aime, moi non plus
Arrivé le mercredi 13 mai 2026 en Chine pour une visite d’État de deux jours, le président américain a reçu un accueil chaleureux réservé aux hôtes de marque. Cependant, ce n’est que le jeudi 14 mai que les deux dirigeants ont échangé la poignée de main tant attendue au Palais du Peuple, surjouant une amitié factice. Celle-ci dissimulait mal les tensions économiques, commerciales et géopolitiques entre les deux superpuissances. Une rivalité jugée toutefois compatible avec leurs objectifs respectifs de grandeur nationale.
Derrière les sourires de circonstance se cache l’affrontement de deux personnalités diamétralement opposées : le tempétueux président américain face à la docilité ferme de son homologue chinois.
La puissance sur scène
La théâtralisation du pouvoir s’est exprimée des deux côtés. La démonstration de force américaine s’est voulue implicite, portée par le poids économique d’une délégation de milliardaires de la tech. Côté chinois, tout s’est joué dans les codes. Xi Jinping ne s’est pas déplacé à l’aéroport, contrairement à ses habitudes pour Vladimir Poutine, et a imposé le timing. Il a fermement mis en garde les États-Unis contre toute ingérence à Taïwan, érigeant cette question en condition sine qua non des relations sino-américaines.
Sauver la face, face à l’Iran
Sur le plan géopolitique, le président américain a sollicité la médiation de Pékin pour la réouverture du détroit d’Ormuz, actant l’influence de la Chine sur Téhéran. Pékin a d’ailleurs démontré son rôle indispensable au Moyen-Orient en obtenant le passage de trente navires chinois pendant ce sommet.
Cette visite ne mettra pas fin à une rivalité digne de la guerre froide, mais confirme la nécessité de maintenir le dialogue. C’est pourquoi Trump a invité Xi Jinping à Washington en septembre prochain.









Vijilin NGUELIFACK


