Le 19 août, le Cameroun a marqué la Journée mondiale de l’aide humanitaire par une mobilisation qui a interpellé le public. Au siège de l’UNIC, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) a organisé une journée portes ouvertes, rassemblant agences et partenaires pour mettre en lumière une crise souvent ignorée.
Le Dr Issa Sanogo, Coordonnateur Résident des Nations Unies, a dans la foulée, lancé un appel poignant : « Ne détournons pas le regard, agissons pour l’humanité. » Ce message résonne avec une urgence particulière. En 2025, plus de 3,3 millions de personnes au Cameroun ont besoin d’assistance et de protection, une situation exacerbée par les conflits, les catastrophes naturelles et les crises sanitaires. Sur ce nombre, près de 2,5 millions sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, une réalité qui touche particulièrement les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés d’accueil.
L’OCHA souligne que cette crise n’est pas isolée. À l’échelle mondiale, selon le Global Humanitarian Overview 2025, près de 305 millions de personnes requièrent une aide urgente. Pourtant, les financements promis stagnent à moins de la moitié des besoins. Au Cameroun, malgré la générosité des communautés d’accueil et les efforts du gouvernement, la pression sur les ressources est immense.
Cette Journée du 19 août a été l’occasion de rappeler l’importance de la solidarité. Elle a également mis en lumière le courage des travailleurs humanitaires, dont la protection est au cœur du thème de cette année : « protéger les humanitaires, c’est protéger l’humanité ». Face à une situation alarmante, l’action ne peut plus attendre. Le plan de réponse humanitaire pour 2025 vise à aider 2,1 millions des personnes les plus vulnérables. Il est un pas crucial, mais qui nécessite une mobilisation bien plus large, tant au niveau national qu’international, pour faire face à l’ampleur des défis.












Israël Noé MBELLA
