Le septième sommet conjoint UA-UE s’est ouvert le lundi 24 novembre à Luanda, dans la capitale angolaise et s’achèvera le lendemain. Placé sur le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilaterisme effectif », les représentants des deux institutions continentales entendent accorder leurs violons et affermir la relation séculaire qu’ils entretiennent, bien que fortement concurrencée par l’émergence des nouveaux acteurs.
Economie, climat et géopolitique au cœur des échanges
A l’échelle économique, les échanges ont porté sur les mécanismes de renforcement de la coopération économique entre les deux continents, notamment sur L’Accord de Partenariat Économique Afrique Caraibes Pacifique-UE (ACP-UE) dont les négociations sont plombées par les réticences africaines qui y préfèrent des accords bilatéraux.
La question de la réduction des déséquilibres économiques entre le Nord et le Sud a constitué l’autre axe majeur des échanges avec, en point d’orgue, l’offensive africaine dans les BRICS+ consécutivement à la diversification des partenariats.
À l’agenda, sont évoquées les préoccupations relatives aux changements climatiques et le financement des solutions alternatives comme le développement vert.
Du fait de sa riche biodiversité, l’Afrique est, avec l’Amazonie, l’un des derniers poumons de la planète d’où la nécessité de les préserver en encourageant les énergies vertes, quoique les financements ne suivent pas toujours.

Au plan géopolitique, la question migratoire, éternelle serpent de mer, continue de structurer le débat politique au sein de l’UE.
Entre refoulements aux frontières et durcissements des contrôles le long de la barrière méditerranéenne et la primauté du droit humanitaire dont le pendant est le droit d’asile, y compris, l’asile économique, les européens peinent à s’entendre, surtout que « le fardeau de la migration » n’est pas équitablement réparti.
La montée de l’extrême droite dans plusieurs pays semble être la réponse claire de la population à cette question.
La pomme de discorde sino-russe
Autre point de désaccord est la question sino-russe dont l’offensive diplomatique a fortement ébranlé les « conquêtes européennes » sur le sol africain.
Les nouvelles positions africaines sur les grands problèmes géopolitiques contemporains ne sont pas sans susciter l’ire des principales capitales européennes, bouleversements rendus possibles par les profonds chamboulements du système international.

Vijilin NGUELIFACK

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