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Universités publiques : le SYNES décrète une « rentrée académique morte »

Le Syndicat national des enseignants du supérieur durcit le ton et lance une grève illimitée pour exiger le paiement des allocations de recherche et l’apurement de la dette académique.

Le bras de fer entre les enseignants du supérieur et les pouvoirs publics camerounais franchit un nouveau cap. Réuni en session extraordinaire par visioconférence le 3 septembre 2026, le Bureau exécutif national du Syndicat national des enseignants du supérieur (BEN-SYNES) a décidé d’une grève illimitée dans l’ensemble des universités publiques, avec effet immédiat.

Au cœur de la contestation : le non-paiement de l’allocation spéciale destinée à la modernisation de la recherche, notamment au titre du quatrième trimestre 2025 et des trimestres échus de 2026, ainsi que la persistance de la dette académique. Le syndicat dénonce également ce qu’il considère comme une absence de réponse satisfaisante du gouvernement sur le dialogue social et la gouvernance universitaire.

Cette nouvelle mobilisation intervient après une précédente grève d’avertissement observée en juin 2026 autour des mêmes revendications. À cette occasion, le ministère de l’Enseignement supérieur avait indiqué que des opérations de paiement étaient engagées.

Dans son communiqué, le SYNES réclame désormais trois mesures majeures : une suite à la demande d’audience adressée au président de la République en janvier 2025, le paiement intégral et sans exclusive de l’allocation de modernisation de la recherche, et l’apurement total de la dette académique.

Tout en maintenant la pression, le syndicat affirme rester ouvert à un dialogue social sincère et constructif. Mais jusqu’à satisfaction de ses revendications, les activités académiques et de recherche sont appelées à l’arrêt. Une décision qui fait planer une lourde incertitude sur la rentrée universitaire 2026-2027.

Une rentrée académique qui pourrait également s’assombrir avec l’la dance du SYNAPAUC dont de nombreuses revendications tardent encore à trouver solution. Entre SYNES et SYNAPAUC, une ombre plane sur les universités, l’ombre d’une rentrée académique morte

Jean Bosco BELL

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