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Le nouvel ouvrage aux notes un tantinet autobiographiques de Zacharie Ngniman met l’accent sur ce sujet d’actualité.

La notion de vivre-ensemble fait-elle défaut dans notre société aujourd’hui ? Qu’est-ce qui explique que les Camerounais qui s’entendaient assez bien sur l’essentiel hier se regardent en chien faïence et véhiculent pour la plupart un discours de haine ? C’est à autant de questions qu’essaie de répondre l’ancien journaliste émérite de la Crtv et aujourd’hui homme politique à travers son ouvrage « Collège Mazenod de Ngaoundéré – Un flambeau du vivre ensemble ».

Dans le l’ouvrage, Zacharie NGNIMAN revient sur sa vie d’adolescent, plus précisément son passage au collège Mazenod, une institution mythique sur le plan académique. Ce creuset et architecte du vivre ensemble a modelé une mosaïque de jeunes de son âge à l’époque et en provenance de tous les horizons. Le collège Mazenod était un haut lieu de cohabitation et de brassage inter communautaires et interreligieux où se frottaient d’autres nationalités (français, libanais, tchadiens, centrafricains…) venus avec leurs origines colorées, en sortaient bien formés et armés de valeurs fondamentales de la vie (l’amour, la solidarité et le travail bien fait) tout en devenant les enfants du monde, sans rien perdre de leur identité culturelle.

Plusieurs témoignages d’illustres personnalités passées par ce collège et reconnues pour leur rectitude, leur ouverture d’esprit et leur tolérance ont été rapportés par l’auteur. Abakar Ahamat, ancien gouverneur de la Région de l’Adamoua ; Luc Ayang, Président du Conseil économique et social ; Réné Sadi,  ministre de la Communication ; Jean-Baptiste Baskouda, sénateur ; Mohamadou Labarang, ambassadeur du Cameroun en Égypte… ; la liste n’est pas exhaustive.

Pour Zacharie Ngniman, le collège Mazenod est un modèle. Notre pays devrait s’en inspirer pour recoller les morceaux de notre société si fragmentée. Car, dit-il, la politique politicienne ne résoudra jamais cette question. « C’est nous-mêmes et chacun dans son domaine qui doit œuvrer pour cultiver le vivre-ensemble ».
Pour y parvenir, l’auteur évoque une refondation des valeurs. Un retour aux choses dont on n’aurait pas dû tourner le dos.  S’approprier de 5% de civisme et de citoyenneté, respecter le code de la route, refuser des injures pour préserver l’image de son pays et passer par des moules qui forgent l’intégrité. Collège Mazenod de Ngaoundéré – Un flambeau du vivre ensemble a été dédicacé le 25 février à Douala.

Félix ÉPEE

Source: http://lavoixdukoat.com/zacharie-ngnimanretour-dans-la-ville-du-vivre-ensemble/

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