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Yaoundé et Douala s’apprêtent à accueillir un programme de formation stratégique qui pourrait redéfinir la compétitivité des PME camerounaises. L’Association Entrepreneurs Ingénieux d’Afrique (ASENIA) a annoncé le lancement des formations MCDC-PADESCE le 1er décembre 2025, ciblant 300 employés de 20 structures de son réseau. Ce programme, soutenu par l’appui financier de la Banque Mondiale, vise à combler un déficit crucial en compétences pour les entreprises axées sur la transformation de la matière première locale.

Cette initiative s’inscrit directement dans l’ambition de consolider le Label Made in Cameroun sur les marchés locaux et internationaux. Le programme de renforcement des capacités se concentrera sur des domaines vitaux pour l’industrialisation et la qualité des produits : le QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) et l’HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point).

Un investissement stratégique pour l’économie réelle

Les secteurs concernés sont au cœur de l’économie réelle : l’agroalimentaire, les cosmétiques naturelles, les produits de bien-être en santé, ainsi que les services connexes. L’accent mis sur ces standards de qualité (QHSE/HACCP) n’est pas anodin. Il est le prérequis indispensable pour que les PME accèdent non seulement aux chaînes de distribution modernes, mais qu’elles puissent surtout envisager l’exportation vers des marchés plus exigeants, notamment ceux régis par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Selon l’ASENIA, cette formation qualifiante permettra aux apprenants d’être « mieux outillés » et de contribuer concrètement au respect des normes de qualité et d’environnement. C’est un pas décisif pour sortir les produits locaux d’une image artisanale et les ancrer dans la fiabilité industrielle.

La Banque Mondiale, catalyseur du changement

Le soutien du PADESCE (Programme d’Appui au Développement du Secteur Privé), financé par la Banque Mondiale, démontre que l’enjeu du développement des compétences pour l’entrepreneuriat est reconnu au plus haut niveau. La Banque Mondiale insiste régulièrement sur la nécessité d’améliorer le capital humain africain pour débloquer la croissance et l’innovation.

En misant sur 300 acteurs clés du réseau ASENIA, cette formation représente une injection directe de savoir-faire dans l’écosystème entrepreneurial. C’est une nouvelle étape franchie pour rendre le Made in Cameroun plus fort, plus compétitif et plus inclusif, en garantissant que l’ingéniosité africaine soit soutenue par une rigueur professionnelle aux standards mondiaux.

Emilienne BOMBA

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