La Communauté urbaine de Douala a réagi officiellement à l’arrêté préfectoral du 23 décembre 2025 ayant annulé une décision municipale relative à la gestion du Parcours Vita. Dans un communiqué rendu public le 24 décembre, l’exécutif communautaire réaffirme ses prérogatives légales tout en prenant acte de la position de l’autorité administrative.
Un arrêté préfectoral qui invalide une décision municipale
Par un arrêté signé le 23 décembre 2025, le préfet du département du Wouri a déclaré nulle une décision prise par le maire de la ville de Douala, estimant que celle-ci ne relevait pas de ses compétences légales. Cette mesure administrative est intervenue dans un contexte de désaccord institutionnel autour de la gestion du Parcours Vita de Douala, infrastructure sportive emblématique de la capitale économique.
L’autorité préfectorale a ainsi remis en cause la légalité de la suspension du directeur du site, considérant que la décision municipale était frappée de nullité absolue pour incompétence de son auteur.
La position officielle de la Communauté urbaine de Douala
Dans un communiqué rendu public le 24 décembre 2025, la Communauté urbaine de Douala indique que le maire de la ville « a pris connaissance de l’arrêté préfectoral » et « en prend acte », tout en précisant qu’il se réserve le droit d’aviser ultérieurement. Le document souligne l’attachement de l’exécutif communautaire « au respect des institutions et de l’autorité de l’État ».
Toutefois, la Communauté urbaine rappelle que sa démarche s’inscrit, selon elle, dans l’exercice normal des compétences reconnues aux collectivités territoriales décentralisées, notamment en matière d’organisation et de fonctionnement des services placés sous leur autorité.
Les fondements juridiques invoqués
Le communiqué s’appuie sur plusieurs textes et actes administratifs pour étayer la position de la Communauté urbaine de Douala. Il est notamment rappelé que le Parcours Vita de Douala a été transféré à la collectivité par un protocole d’accord signé le 5 juin 1993 entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Communauté urbaine.
Ce transfert aurait été confirmé par une cérémonie officielle de rétrocession tenue le 27 mars 2013, sous l’égide du ministère des Sports et de l’Éducation physique. Le communiqué évoque également le décret du 27 mars 2012 relatif au transfert de compétences aux collectivités territoriales, ainsi que l’arrêté ministériel du 9 avril 2012 qui confie la gestion et l’entretien des Parcours Vita aux collectivités territorialement compétentes.
Une position maintenue, dans l’attente d’une décision gouvernementale
Au terme de sa communication, la Communauté urbaine de Douala affirme maintenir ses droits patrimoniaux sur le Parcours Vita, tout en précisant qu’elle se conformera à toute décision qui pourrait être prise par le gouvernement. La question a, selon le communiqué, été formellement portée à l’attention du chef du gouvernement


Source : Rosy Mireille NANJIP, CAMEROUNLINK MEDIAS

