Jeudi 15 mai 2025, au lendemain des déclarations fracassantes de Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du RDPC, l’opinion publique camerounaise s’est embrasée. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’ancien ministre du Travail et de la Sécurité sociale a affirmé que Maurice Kamto, président national du MRC, ne pourrait pas être officiellement candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain sous l’étiquette de son parti.
« Il sait bien que s’il est présenté par le MRC ou le FCC, sa candidature pourrait ne pas être validée », a insisté Owona, en soulignant notamment le « manque de représentativité » du MRC au Parlement et dans les collectivités territoriales. Plusieurs internautes ont salué la précision juridique de ses propos, estimant que le débat électoral doit reposer sur des règles claires.
Pour d’autres, ces mises en garde apparaissent comme une tentative de décourager toute ambition concurrente au pouvoir en place. Sur les forums et groupes WhatsApp, certains sympathisants de Kamto dénoncent une forme de harcèlement politique : « On veut lui montrer ce qu’il ne veut pas voir », a-t-il menacé, déclenchant une vague de commentaires hostiles au RDPC.
Au cœur des échanges, la question du « mandat impératif » suscite un vif intérêt. Plusieurs juristes et commentateurs rappellent que la loi sur le financement des partis et sur la validation des candidatures exige un minimum de signatures d’élus locaux. Or, Kamto, en quête de ralliements, a récemment recruté plusieurs démissionnaires du SDF, sans toutefois garantir la majorité requise.
Dans les cafés et salons, les discussions oscillent entre défiance et détermination : certains appellent à une mobilisation citoyenne pour forcer l’arbitraire, d’autres prônent la patience jusqu’au dépôt officiel des candidatures. Quoi qu’il en soit, les Camerounais auront bientôt l’occasion de mesurer l’impact réel de ces tractations : c’est le Conseil constitutionnel qui tranchera, et nul ne doute que la « guerre juridique » ne fait que commencer.

Arsène BAMBI KONDO
