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« Renforcer le multilatéralisme pour un développement et une sécurité mondiales équitables », c’est sous ce thème que s’est officiellement ouvert le mercredi 23 octobre 2024, le 16e sommet des BRICS, acronyme signifiant Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, tous membres fondateurs de l’organisation réunissant les pays émergents.

Organisé dans la ville russe de Kazan, dans la République du Tatarstan, ce sommet qui a définitivement acté le principe de l’élargissement des BRICS avec les adhésions acceptées de l’Iran, l’Éthiopie, l’Égypte et les Emirats Arabes Unis, faisant ainsi évoluer sa dénomination de BRICS à BRICS+, s’est engagée à examiner dans les prochains mois les dossiers de candidatures de la quinzaine d’autres Etats en attente.

En présence du Secrétaire Général des Nations Unies, le portugais Antonio Guterres, les échanges ont essentiellement porté sur la sécurité internationale, la construction d’un ordre juste et équitable pour tous, le développement équilibré, la saine coopération Internationale etc. À ce titre, Vladimir Poutine a appelé à l’élargissement du Conseil de Sécurité de l’ONU afin de faire plus de places à l’Afrique, à l’Asie et à l’Amérique latine, pas assez représentés selon le président russe.

Dans son ambition de remodeler la scène internationale, la banque internationale des BRICS+ pour le développement a symboliquement présenté le premier billet de sa nouvelle monnaie en cours de création. Promouvant une « dédollarisation » progressive des échanges économiques mondiaux, le président russe a proposé que les pays membres commercent en leur monnaie locale en attendant l’opérationnalisation de la monnaie commune de l’organisation.

Un président russe bien entouré

Avec le déplacement d’une vingtaine de chefs d’États et de délégation de haut niveau, dont les rivaux chinois et indien, le mythe de l’isolement international du président russe est plus que jamais tombé. En sus de la victoire symbolique sur le narratif occidental, le président russe a multiplié les rencontres en format bilatéral avec les présidents chinois, Indien, turc, sud-africain, iranien, égyptien etc.

Préoccupés par la montée de cette nouvelle organisation qui ambitionne de concurrencer l’hégémonie occidentale, les États-Unis, par la voix de leur Secrétaire d’État à la défense, Lloyd Austin, ont demandé des garanties de ce que les BRICS+ ne viendront pas grignoter dans leur sphère d’influence.

Nguelifack Vijilin Cairtou

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