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Au Moyen-Orient, le scénario catastrophe semble se dérouler sous le regard impuissant des Nations-Unies. L’hypothèse redoutée d’une confrontation armée entre la République islamique d’Iran et l’Occident, mené par le duopole israélo-américain, s’est matérialisée. Aux premières heures du samedi 28 février, des médias israéliens et américains ont annoncé, dans une approche coordonnée, une attaque dite « préventive » contre Téhéran. L’information a été corroborée par les canaux officiels de l’armée israélienne, Tsahal, invoquant le « droit d’Israël à se défendre ».

Sur le réseau Truth Social, le président américain a directement mis en garde les Gardiens de la révolution, les appelant à ne pas riposter sous peine de « graves conséquences ».

Moins d’une heure après les frappes, l’Iran a répliqué, visant Tel-Aviv mais aussi la flotte américaine déployée dans la région. La Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis, Oman, le Koweït et l’Arabie saoudite ont été ciblés, Téhéran les considérant comme co-belligérants pour avoir servi de bases arrière à l’offensive.

La mort du guide et le risque d’escalade

En début d’après-midi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, puis le président américain, Donald Trump, ont évoqué la mort « très probable » du guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, à la suite de la destruction de son quartier général. Après des communiqués contradictoires, la télévision d’État iranienne a confirmé l’information, annonçant une riposte « sans précédent ».

Téhéran a également décrété la fermeture du détroit d’Ormuz, artère stratégique du commerce mondial, faisant planer la menace d’une flambée des prix du pétrole. Les Houthis ont annoncé la reprise de leurs attaques du golfe Persique à la Méditerranée, tandis que le Hezbollah a laissé entendre qu’il pourrait entrer en guerre aux côtés de l’Iran. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont, pour leur part, menacé de riposter.

Tollé de réactions internationales

La Ligue arabe a condamné les frappes iraniennes contre les monarchies du Golfe, sans évoquer l’attaque initiale contre Téhéran. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé l’engagement de son pays aux côtés d’Israël. L’Espagne a appelé à une solution négociée, critiquant l’offensive initiale. Paris et Berlin ont soutenu Israël, tandis que Rome a adopté une position plus nuancée.

La Russie et la Chine ont condamné les frappes contre Téhéran et envisagent une saisine du Conseil de sécurité. À l’exception notable du Tchad, les pays arabes africains ont soutenu Israël.

La situation demeure volatile. Une éventuelle chute du régime iranien pourrait entraîner la région dans un conflit aux répercussions durables et imprévisibles.

Vijilin NGUELIFACK

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